
La
Science Védique
Science
et conscience, vers un nouveau paradigme
La
connaissance, pour la grande majorité des gens, et tout
particulièrement pour les personnes dites
«intellectuelles», est le fruit de la pensée humaine. La
connaissance s’acquiert par l’apprentissage, par l’étude de
la pensée d’autres individus qui ont eux-mêmes étudié un
sujet donné. La science et la médecine modernes sont une
collection d’informations, de points de vue et de théories,
plus ou moins vérifiés, qui changent au fil des
observations et qui évoluent, tout en façonnant la
compréhension que l’on a du monde. On appelle cela le
paradigme en cours.
La science védique n’est pas une science comme les autres.
Elle est une réalité en soi, inscrite dans la nature même
de la vie, dans la structure de l’Être, comme l’ADN est
inscrit au coeur de nos cellules. Les sages à la vision
éclairée, les Rishi védiques, nous donnent les clés pour
une approche de la connaissance totale, une science de la
vie qui englobe tous les savoirs, toute la connaissance, et
qui nous ouvre les portes d’une expérience directe de
l’Être.
Ritcho akshare paramé vyoman
Yasmin déva adhi vishvé nishédouh
Yastanna véda kim richa karishyati
Ya it tad vidus ta imé samasaté
« La connaissance est structurée dans l’Être, dans le
silence transcendantal de la nature, à la source de toutes
les manifestations de la vie. A quoi donc une science
pourrait-elle bien servir, si elle n’enseigne pas une voie
d’expérience directe de cette réalité ? Celles et ceux
qui font cette expérience s’éveillent à la vraie vie, ils
jouissent de la santé et de la paix intérieure », dit ce
texte central du Véda (Le Rik Véda).
De même que les lois de la nature existent, sous une forme
immatérielle et non manifestée, «quelque part» dans la
nature et n’apparaissent jamais en tant que telles, seuls
les phénomènes sont perceptibles. Quand Newton voit la
pomme tomber et en déduit sa théorie, il ne voit pas la
gravitation en soi, mais juste un phénomène qui semble
attester de son existence. De la même manière, le Véda
réside dans l’Être, il est la source transcendantale des
lois de la nature. Tout ce que nous percevons n’est autre
que le Véda en action, acteur invisible, agent créateur du
monde visible.
* * *
Le «nouveau» paradigme que nous propose la science védique
est un paradigme cosmique, littéralement (cosmos, en grec,
veut dire : «qui englobe tout ce qui est»). Un
paradigme naturel, en somme, qui n’a pas été créé par
l’esprit humain, mais qui existe en soi.
La constitution d’un pays est un texte, écrit par des
humains, qui rassemble toutes les lois qui visent à régler
la vie individuelle et sociale dans ce pays. Le Véda, lui,
est la constitution naturelle de l’univers. Non-créé par
l’humain (aparausheya), hors du temps (nitya), inscrit dans
le domaine transcendantal de la vie, par la force et
l’intelligence mêmes de la nature. Il est la constitution
de l’univers, l’ensemble des lois de la nature.
L’Ayurvéda est la science permettant de comprendre et de
vivre la constitution naturelle de l’univers, de l’intégrer
à notre vie quotidienne. Pour être naturellement,
spontanément en phase avec toutes les lois de la nature,
dans le flot de l’évolution, dans la santé, le bien-être et
la joie.
Védoham
Être
la connaissance.
Véda, en sanscrit, veut dire science, connaissance, savoir.
Aham, veut dire je suis. La liaison de ces deux
termes : véda-aham devient Védoham : je suis le
Véda, je suis la connaissance.
Nous comprenons alors une réalité nouvelle, l’approche
subjective de la connaissance, du savoir peut, à un certain
niveau de perception et de conscience, devenir une avec
l’approche objective.
Le Professeur Philippe Gallois, neurophysiologiste de
Lille, dit de l’Ayurvéda que c’est «la médecine de
l’avenir». La raison de cette affirmation, étonnante dans
la bouche d’un des plus éminents spécialistes de la
médecine moderne, tient justement dans cette réalisation
qu’il existe un niveau de notre propre intelligence qui
nous relie directement à la source même de la connaissance.
Et que nous pouvons donc apprendre à nous relier la source
de toute guérison, à favoriser les processus thérapeutiques
par une ouverture à l’intelligence de la nature. Et une
collaboration consciente avec elle, avec la vie en soi.
Le Dr Jean-Paul Banquet, auteur de nombreuses études sur le
cerveau, et le Professeur Nicolaï Lyubimov, directeur du
Centre de recherche sur le cerveau de l’Académie des
sciences de Moscou disent que nous sommes encore dans une
compréhension très limitée du cerveau humain. Ils
affirment, après des années d’études de l’Ayurvéda, que ce
système offre une connaissance de la physiologie humaine
infiniment plus avancée que la médecine moderne. Et des
méthodes de diagnostic et des modalités de traitement
puissants, efficaces, libre d’effets secondaires nocifs.
Les recherches sur l’effet des techniques de méditation
védique témoignent d’un éveil du cerveau, d’une
synchronisation des ondes cérébrales et d’une cohérence de
l’ensemble en relation à chaque partie individuelle. Un
fonctionnement intégré du système nerveux, un état de repos
et d’éveil combinés qui régénère l’ensemble des processus
neuro-physiologiques.
Un texte sur Véda et
Science
(les
références de ces travaux seront mises en ligne
prochainement)